Kossi prit de nouveau la parole :
- Je pense qu'on peut s'en tenir là. Patron, je crois qu'elle a saisi le sens de la démonstration et les possibilités du vaudou. Quand à vous jeune fille, veuillez tempérer vos ardeurs, et la température par la même occasion. Réagir par une menace avec une arme à une simple plaisanterie à laquelle vous avez consenti implicitement, qu'est-ce qui vous...
- Une plaisanterie ? A laquelle j’ai consenti ? Vous avez un drôle de sens de l’humour dans votre pays…
- Le vaudou n'agit que sur les êtres vivants, gamine... Je n'allais pas m'faire violence moi-même ou sur Kossi. Qui restait-il à disposition, à part les plantes ?
- Tu aurais pu au moins me prévenir que je subirais les conséquences de cette démonstration. J’ignore tout du vaudou à part les lieux communs comme les poupées. Et je me serais contentée d’une simple migraine ou d’un saignement de nez à la place de la diarrhée.
Son visage étant empourpré et ses poings serrés, le ton sec et irrité. Lui leva les bras aux ciel, faussement scandalisé. "Et gnagnagna et gnagnagna... Que de jérémiades... C'est bien les gonzesses blanches ça..."
Sourire narquois, nouvelle clope. "Au fait, tu veux toujours récupérer cette mèche de cheveux ?"
Il lui tendit l'objet en le tenant par la jambe. Elle sentit au même moment quelque chose tirer et compresser désagréablement sa propre jambe.